ZAD'S THE WAY : LA VIE A NOTRE-DAME DES LANDES

En novembre 2017, avant que le sujet ne revienne dans les médias, que le projet soit abandonné et que les violences reprennent, je m'y suis rendue afin de voir comment ses habitants y vivent. Entre chaque polémiques médiatique sur le sujet, ces personnes continuent d'y vivre, et d'y créer une nouvelle société, bien différente de nos sociétés capitalistes. La police n'est pas revenue sur zone depuis 2013. Et ces habitants, les zadistes et agriculteurs, continuent au quotidien de construire leur société parallèle.

Le projet d’aéroport a été dernièrement abandonné, mais les habitants ne délogent pas et poursuivent leur lutte par leur simple présence sur les lieux et par leur façon de vivre. La lutte s’est élargit bien au delà de la question de l’aéroport. Aujourd'hui, ces habitants ne comptent pas laisser ces terrains à l’abandon, y voient une opportunité de créer une société à leur façon : apprendre à vivre ensemble, à cultiver la terre, à être plus autonomes vis à vis du système capitaliste : vivre libre des contraintes de notre temps.

Qui dit société parallèle dit également marché parallèle : tout à prix libre, la ZAD a ses boulangeries, ses fromageries, son "non marché", mais aussi une radio, aménagé dans un bus piratant les ondes de Vinci, et un journal distribué toutes les semaines aux habitants.

La ZAD, c'est avant tout un combat. Et comme dans toute lutte, les messages politiques ou idéologiques sont omniprésents.

La ZAD est régulièrement diabolisée dans les médias. Et pourtant, en temps de "paix" on est accueilli avec le sourire et loin de s'y sentir en danger.

 

Maud DUPUY
Notre-Dame-des-Landes, novembre 2017.
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