CAMBODGE

(Photographies prisent à l'argentique)

Le Cambodge est un pays d'Asie du Sud-Est, peuplé d’environ 15 millions d'habitants. La capitale du royaume est Phnom Penh. Le Cambodge est l’État successeur de l’Empire khmer hindouiste et bouddhiste qui régna sur pratiquement toute la péninsule d’Indochine entre le XIe et le XIVe siècles.

Les industries principales du Cambodge sont la confection et le tourisme. Malgré l'extrême pauvreté d'une grande partie de la population (31 % en dessous du seuil de pauvreté3), le Cambodge connaît depuis la fin des années 1990 un fort développement économique et bénéficie de l'afflux d'investissements internationaux.

De nombreux temples furent érigés sur l’ensemble du territoire pendant l'Empire Khmers, dont le plus notable est Angkor vat. S’ensuivra un long déclin qui ne prendra fin qu’avec la mise sous tutelle du pays par la France, à la suite de la signature d’un traité de « protectorat » en 1863. Le protectorat français intégré à l'Indochine française se termine en 1953 par l'indépendance du pays, à la fin de la guerre d'Indochine et devient une monarchie constitutionnelle.

Confronté, à partir de 1967-1968, à une insurrection fomentée par les Khmers rouges, des rebelles communistes d'inspiration maoïste, avec une économie qui va de mal en pis, le Roi Sihanouk se résout à confier en 1969 la direction du gouvernement au général Lon Nol, connu pour son anticommunisme, en échange d'une aide américaine. Ce dernier renverse le roi, instaure la république khmère et devient allié des États-Unis contre le communisme. S'en suit une guerre civile.  Les Khmers rouges de Pol Pot, soutenus par la république populaire de Chine, prennent Phnom Penh en 1975 et installent un régime totalitaire maoïste. Ils appliquent alors une politique maximaliste, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine et bourgeoise. Les villes sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, ajoutée aux mines placées par les deux camps, à la malnutrition et aux maladies, aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus communément admis. En 1978, le Viêt Nam envahit le Cambodge et provoque la destruction des rizières, entraînant l'effondrement du régime des Khmers rouges. Les autorités vietnamiennes réorganisent le pays selon le modèle socialiste laotien et vietnamien. Une guérilla fait alors rage dans le pays semant la destruction dans toutes les provinces. Des millions de mines sont alors disséminées à travers tout le territoire et nombre d'entre elles perdurent jusqu’aujourd'hui. Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l'Homme.

Le paradoxe du Cambodge, c’est d’être médiatisé au travers de ce qu’il a donné de plus grandiose, Angkor, et de pire, les Khmers rouges. Désormais, le calme règne sur tout le territoire du Cambodge et l’amélioration des infrastructures permet à tout le monde de chercher ce pays au-delà du seul et fabuleux Angkor.

Maud DUPUY

© Tous droits réservés.

  • Instagram - Cercle blanc
  • Facebook - White Circle

© Maud DUPUY, Tous droits réservés.