"Vous aussi vous vivez près de Fukushima"

 

L’industrie du nucléaire représente 79 % de la production française d’électricité. L’objectif de réduire cette production à 50 % d’ici 2025 a été révisé par Nicolas Hulot qui annonce ne pas pouvoir tenir cet engagement.

La centrale de Brennilis (Finistère), construite en 1962 à 2,5 km du bourg, mise en marche en 1967 et arrêtée en 1985, soit 18 ans d’activité dite « expérimentale », est la seule de France à avoir un système de réacteur à eau lourde, rendant difficile son démantèlement : personne ne sait quoi faire de ses déchets nucléaires. Selon EDF, le démantèlement complet pourrait être achevé en 2032, sous réserve d’obtenir les autorisations nécessaires, soit 47 ans après la mise à l’arrêt de la centrale. D’ici là, elle reste dangereuse. Après un incendie en 2016 touchant la partie nucléaire des installations, le problème est clair : c’est une bombe à retardement que personne ne regarde. La gestion du démantèlement ne s’arrête pas qu’à la destruction de la centrale : les polémiques sur l’enfouissement des déchets nucléaires ajoute une complexité au dossier. La centrale est de trop, les déchets aussi.

En mars 2018, la France Insoumise a organisé une votation citoyenne avec une question simple : « êtes-vous favorable à la sortie du nucléaire? », sous entendu civil et militaire. A l’heure où les questionnements environnementaux sont nombreux (et pour l'occasion, il neigeait quand même en Bretagne à 3 jours du printemps...), les habitants de Brennilis et les associations de la région ont souhaité rappeler à la France l’existence de cette centrale en organisant une manifestation le 18 mars. Ils attendent toujours que le dossier avance.

Maud DUPUY

Brennilis, le 18 mai 2018.

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